Ateliers d’écriture

Des patient.e.s, donneur.se.s et proches en transplantation rénale du CHUM participeront sur une base volontaire à des ateliers d’écriture de “récits de soi” basés sur leur expérience de la greffe, lesquels seront guidés par des écrivain.e.s (romancier.ère.s, poètes et bédéistes) et à des ateliers d’écriture de scénarios guidés par des experts du domaine cinématographique. Les participant.e.s seront invité.e.s à s’inspirer d’un moment, d’un événement et/ou d’un sentiment marquants de leur expérience personnelle, qu’ils/elles voudront explorer et partager, pour ensuite s’en servir comme tremplin ou moteur de création pour leur “récit”. Ils/elles seront ainsi amené.e.s à donner une nouvelle voix à leur expérience, à la fois par son caractère unique, mais aussi par le potentiel transformateur que leur imagination et leur sensibilité créatrice ouvriront, lors des ateliers.

Ce parcours d’écriture, mentoré par des artistes et écrivain.e.s d’expérience ainsi que les membres actifs de la Chaire (littéraires, écrivain.e.s, médecin, professionnel.le de la santé), permettra aux participant.e.s d’explorer les diverses facettes de leur expérience du don d’organes et de la transplantation. Ces facettes expérientielles, explorées avec les participant.e.s, promettent d’être varié.e.s à plusieurs niveaux : dans le temps et l’espace et suivant tout le spectre des émotions humaines. Ce faisant, l’originalité et la singularité de chaque expérience seront valorisées et agiront comme des forces permettant d’ouvrir la pensée et la sensibilité à la diversité inter-individuelle que des expériences telles que le don d’organe et la transplantation représentent. L’idée de la co-création en atelier n’est pas d’uniformiser et d’homogénéiser les récits à des fins de cohérence scientifique, mais plutôt de canaliser et promouvoir leur richesse humaine et subjective avec les participant.e.s. Cette démarche rendra ainsi compte de l’unicité de chaque expérience, tout en stimulant le dialogue avec les autres récits et participant.e.s.

C’est dans cette visée de partage de la diversité expérientielle qu’une approche de co-création entre les mentors et les participant.e.s sera mise de l’avant, au cours des ateliers. Les ateliers représenteront un espace d’accueil, de dialogue entre différentes perspectives, idées, émotions, etc. La co-création sera une opportunité de mettre en relation et en tension une grande diversité de voix et de points de vue, afin de rendre compte de la richesse et de la complexité de l’expérience de la transplantation, tout en s’insérant dans une démarche où l’empathie, le care et le souci de soi et de l’autre seront mis au premier plan.

Sur le plan littéraire et intermédial, outre le partage des “récits de soi” en eux-mêmes, les ateliers visent à guider les participant.e.s dans leur exploration de divers genres littéraires et artistiques, allant du conte à la science-fiction, en passant par le mythe et le journal intime, de même que des médiums et formes variés (vidéo, enregistrement sonore, bédé, etc.). Cette diversité générique, de style et de ton permettra aux participant.e.s de s’exercer à la création dans un premier temps, et dans un second temps de choisir le genre, le médium et le style idéaux pour raconter leur histoire, comme ils/elles l’entendent et le ressentent. Il s’agit de les aider à trouver et développer la meilleure forme pour raconter le fond de leur récit.

En tout, quatre à cinq séries de deux ateliers seront données à l’automne, toujours en présence des membres de la Chaire, auxquel.le.s se joindront, à tour de rôle, des écrivain.e.s et des artistes établi.e.s, aux styles et aux médiums différents, tous et toutes sensibles aux enjeux que les ateliers aborderont. Les textes écrits par les participant.e.s seront par la suite réalisés, toujours en mentorat, sous la forme de leur choix (texte, vidéo, photo, bédé, enregistrement sonore), en vue de leur publication sur la plateforme web de la Chaire lancée en avril 2021. L’édition et la réalisation des récits des patient.e.s et donneur.se.s se feront notamment avec l’appui d’un.e graphiste et de l’équipe du LRSM (Laboratoire sur les récits du soi mobile) de Simon Harel, qui assurera les diverses étapes de la captation au montage des récits numériques des patient.e.s.

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